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Reverse engineering

Définition : Reverse engineering

Le reverse engineering (ingénierie inverse en français) est un processus qui consiste à étudier un objet ou un système existant en vue de comprendre son fonctionnement interne, ses composants et ses mécanismes de fonctionnement. Il s’agit donc de prendre un produit existant et de le démonter pour comprendre comment il a été fabriqué et comment il fonctionne. Ce procédé peut être appliqué à des produits physiques, mais également à des logiciels ou des systèmes informatiques.

Le reverse engineering peut être utilisé pour différentes raisons, telles que la rétro-ingénierie de produits concurrents pour en comprendre le fonctionnement et ainsi concevoir des produits similaires ou mieux adaptés, la récupération de données à partir de systèmes obsolètes ou endommagés, ou encore pour la recherche de vulnérabilités de sécurité dans des systèmes informatiques.

Cependant, il peut également être utilisé de manière illégale, notamment pour la contrefaçon de produits protégés par des brevets ou des droits de propriété intellectuelle. En conséquence, il existe des lois et des réglementations qui régissent l’utilisation légale du reverse engineering dans différents pays.

Le reverse engineering peut poser plusieurs problèmes pour la propriété intellectuelle et le secret des affaires, notamment :

  1. Violation de la propriété intellectuelle. Si le produit ou le logiciel démonté est protégé par un brevet, un droit d’auteur ou tout autre droit de propriété intellectuelle, il peut être considéré comme une violation de ces droits. Cela peut entraîner des litiges juridiques et des poursuites judiciaires.
  2. Contrefaçon. Le reverse engineering peut être utilisé pour copier un produit ou un logiciel et créer une copie qui contrefait le produit original. Cela peut entraîner des pertes financières importantes pour les entreprises dont les produits sont copiés illégalement.
  3. Divulgation du secret des affaires. Le reverse engineering peut également être utilisé pour révéler les secrets commerciaux ou les informations confidentielles d’une entreprise, telles que les plans de conception, les données de production ou les processus de fabrication. Cela peut donner un avantage concurrentiel à d’autres entreprises et réduire la valeur commerciale de l’entreprise dont les secrets ont été divulgués.

En raison de ces problèmes, de nombreuses entreprises protègent leurs produits et leurs logiciels par des mesures de sécurité telles que le chiffrement, l’obscurcissement du code source ou l’utilisation de technologies de protection contre le reverse engineering. Les lois sur la propriété intellectuelle et les secrets des affaires peuvent également être utilisées pour protéger les droits des propriétaires de produits et les entreprises contre l’utilisation illégale du reverse engineering.

Il convient de le distinguer de la décompilation de logiciel, puisqu’il s’agit de deux concepts similaires mais différents.

Reverse engineering : ce qu’il faut retenir

Le reverse engineering est licite en principe, mais il rencontre trois limites. D’abord, il ne permet pas d’exploiter une invention brevetée, car le brevet est public et protège indépendamment de la copie. Ensuite, il est encadré en matière de logiciel par l’article L. 122-6-1 du Code de la propriété intellectuelle. Enfin, il ne couvre pas l’obtention déloyale d’un secret des affaires. Voir nos pages avocat secret des affaires et décompilation, ainsi que le Code sur Légifrance.

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