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Clause de réversibilité

Définition : Clause de réversibilité

La clause de réversibilité est la stipulation d’un contrat informatique qui organise la fin de la relation entre le client et le prestataire, en permettant au client de reprendre le service en interne ou de le confier à un nouveau prestataire sans interruption d’activité ni perte de données. Elle figure dans les contrats d’infogérance, d’hébergement, de SaaS et de tierce maintenance applicative. La clause de réversibilité est la contrepartie de la dépendance créée par l’externalisation.

Le contenu de la clause de réversibilité

D’abord, l’objet de la réversibilité : données, paramétrages, documentation, développements spécifiques, licences transférables, procédures d’exploitation. Ensuite, les modalités : plan de réversibilité tenu à jour pendant le contrat, formats de restitution ouverts et documentés, délai, assistance du prestataire au nouveau prestataire, tests de reprise. Puis le coût : la réversibilité est souvent facturée selon un barème fixé à l’avance, ce qui évite une négociation en position de faiblesse. Enfin, la clôture : certification de la suppression des données chez le prestataire, dans le respect des obligations relatives aux données personnelles.

Les enjeux juridiques

En l’absence de clause de réversibilité, le client dépend de la bonne volonté du prestataire sortant, qui peut se prévaloir de l’absence d’obligation ou facturer l’assistance à un prix élevé. Les données appartiennent au client, mais leur extraction dans un format exploitable suppose une coopération technique. Pour les données personnelles, le règlement général sur la protection des données impose au sous-traitant de les restituer ou de les supprimer à la fin de la prestation, selon le choix du responsable du traitement. La clause précise également le sort des développements spécifiques et des licences nécessaires à la poursuite de l’exploitation. Les textes sont consultables sur Légifrance.

Ce qu’il faut retenir

En pratique, la clause de réversibilité se négocie à la signature, jamais à la résiliation. Elle doit être testée périodiquement et articulée avec les niveaux de service et avec la protection du secret des affaires. Le cabinet rédige ces clauses et intervient dans les litiges de fin de contrat, comme présenté sur la page contrats.