Contrat de développement logiciel
Définition : Contrat de développement logiciel
Le contrat de développement logiciel est le contrat par lequel un prestataire s’engage à concevoir et à réaliser un logiciel, ou une fonctionnalité, selon les besoins exprimés par un client, moyennant un prix. Il s’analyse en un contrat d’entreprise, régi par les articles 1710 et suivants du Code civil, auquel s’ajoutent les règles du droit d’auteur pour la titularité des développements. Le contrat de développement logiciel est l’un des contrats informatiques les plus litigieux, en raison de l’écart fréquent entre l’attente du client et le livrable.
Les clauses essentielles du contrat de développement logiciel
D’abord, l’expression des besoins : le cahier des charges, ou, en méthode agile, le carnet de fonctionnalités et les critères d’acceptation, fixe l’objet de l’obligation du prestataire. Ensuite, le calendrier, les jalons et la recette, qui constate la conformité du livrable et déclenche le paiement et la garantie. Puis les obligations de chaque partie : obligation de conseil et de mise en garde du prestataire, obligation de collaboration du client, qui doit fournir les informations et valider dans les délais. Enfin, la garantie de conformité, la maintenance corrective initiale et la limitation de responsabilité.
La propriété des développements
Sans clause de cession, le prestataire reste titulaire des droits d’auteur sur le logiciel qu’il a créé, même si le client l’a payé. La cession doit respecter le formalisme de l’article L. 131-3 du Code de la propriété intellectuelle : mention distincte de chaque droit cédé, avec son étendue, sa destination, son lieu et sa durée. Le contrat distingue en général les développements spécifiques, cédés au client, et les composants génériques ou préexistants du prestataire, qui font l’objet d’une licence. Il doit aussi traiter les composants open source intégrés et la remise du code source et de la documentation. Les textes sont consultables sur Légifrance.
Ce qu’il faut retenir
En pratique, les litiges naissent de besoins mal définis, de recettes jamais prononcées et de cessions de droits absentes ou nulles. Le contrat de développement logiciel se prolonge souvent par un contrat de maintenance informatique et par des clauses de séquestre du code source. Le cabinet rédige ces contrats et intervient dans les litiges d’exécution et de titularité, comme présenté sur la page contrats.